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Le Tchèté d'la Rotche à Sugny

Le Tchèté de la Rotche (Château de la Roche) est construit sur un piton rocheux qui domine le confluent de deux ruisseaux dont les eaux viennent alimenter la Semois à Membre. Ce site, escarpé, avec deux versants abrupts, surplombe deux ravins profonds.

Les bâtisseurs, jadis, l’ont choisi pour être naturellement défendu à proximité de la voie romaine Reims - Cologne. Trois châteaux différents ont été construits sur ce site entre l’an 750 et l’an 1100.

Le premier donjon et ses palissades-remparts étaient en bois ; après divers incendies, vers 1050, le château est reconstruit en pierre et des fossés, en forme de douves étagées, sont creusés autour de ce mamelon rocheux.

Suite aux fouilles archéologiques, on a pu déceler en plus du donjon qui servait de réserve et résidence, une citerne, une cuisine, un atelier de bourrelier, une forge ainsi qu’un atelier où l’on travaillait l’os et les bois de cervidés.

D’après la légende, le château recèlerait un trésor qui ne se livrera qu’à celui qui l’aura cherché en silence.

A ce jour, personne n’a réussi cette épreuve parce qu’à chaque fois qu’on le découvre et qu’on s’exclame, il s’enfonce un peu plus dans le sol qui le contient.

Les sorcières de Sugny hantaient-elles aussi cet endroit en ruine lors de leurs sabbats ? Peut-être mais cela reste un mystère.

C’est à l'époque carolingienne, vers les années 750-850, que fut érigée sur un promontoire rocheux entre Membre et Sugny, dans la vallée de la Membrette, une première fortification.

Celle-ci consistait en une simple habitation en bois entourée de deux enceintes parallèles reliées entre elles par des madriers formant ainsi des caissons comblés de terre et de pierres.

Au nord, au pied de la butte castrale, à quelque vingt mètres de celle-ci, quatre levées de terre parallèles séparées par des fossés empêchaient toute attaque de cavaleries.

Vers la fin du 10e siècle, cette fortification fut abandonnée au profit d'un donjon comprenant quatre étages habitables et une plateforme de défense.

L’accès au donjon était situé à l’angle sud-est.

Au pied de ce donjon, à son angle nord-est, s’ouvrait une citerne irrégulière de 4,50 mètres de profondeur. Elle recueillait les eaux pluviales en provenance du toit.

La motte castrale était entourée à sa base d’une enceinte de poteaux en bois.

Dans une troisième et dernière phase d’occupation, vers l’an 1000, un fossé creusé autour du piton rocheux isola encore davantage le château. Ce dernier est cette fois édifié en pierres maçonnées. Sept bâtiments en bois se dressaient à ses pieds.

Le site médiéval fut abandonné au début de 12e siècle. Les ruines du Château de la Roche de Sugny étaient connues pour être le lieu de rendez-vous des sorcières des environs qui venaient y danser avec leurs démons, sous la protection de Belzebuth. Elles furent jugées et condamnées à mort en 1657.

Notons encore que des silex d'époque néolithique et du matériel gallo-romain découverts lors de fouilles faites dans les années 1980-1986 attestent d’une occupation plus ancienne du site.

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